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La mairie de Lyon


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Rue de Brest

Rue de Brest





Situation


  • La rue de Brest vient en prolongement de la rue Paul Chenavard, après l'église et la place Saint Nizier. De là, elle part en ligne droite vers le sud pour se terminer place des Jacobins à la jonction avec la rue Mercière.

  • La circulation se fait vers le sud, une voie pour les voitures, une pour les bus.


Architecture


  • Coté ouest, c'est un alignement parfait d'immeubles cossus des années 1840, cinq étages, décorés par des chapiteaux sur de nombreuses fenêtres. Seuls dépassent quelques balcons et les enseignes des commerces.

  • L'atelier du fourreur Anaf fait exception, c'est un vieil atelier sans étage, flanqué d'une curieuse maison à deux fenêtres sur deux étages d'où sortent deux curieux supports, il se voit de loin avec sa panthère peinte sur le mur et son ours blanc empaillé en vitrine.

  • On peut y voir une porte bien décorée au 14 avec une tête qui se dégrade, puis les deux portes jumelles aux 46 et 48 ainsi que deux statues cariatides en haut du 52.

  • Le coté est est beaucoup plus varié jusqu'à la rue Tupin après laquelle la rue prend son unité. L'alignement ne s'est pas fait, les hauteurs vont de quatre à six étages. Elle commence par une petite section large, puis une série de façades plus anciennes viennent en biais de la rue de la Poulaillerie à la rue Dubois, ensuite, jusqu'à la rue Tupin, l'alignement est aléatoire, c'est l'étroitesse du trottoir à certains endroits qui permet de maintenir la largeur de la chaussée.

  • Ainsi, il y a plus d'éléments remarquables de ce coté.

  • Une plaque presque effacée, rien d'extraordinaire, le bureau de bienfaisance de la ville n'a pas jugé bon de réaffirmer sa possession sur cette maison.

  • La porte du 3 avec ses motifs étoilés, la large porte à heurtoirs du 4, ces deux immeubles ayant une belle série d'arches de même que la maison suivante après la rue Dubois.

  • Un blason à trois losanges au 7, ce sont les Trois Carreaux qui avaient inspiré le nom de cette partie de la rue.

  • Le pâté de maisons entre les rues Grenette et Tupin est le plus étonnant, c'est l'ancienne Grenette, une vaste maison du 16e siècle, austère de trois étages à laquelle le 19e siècle a rajouté une avancée commerciale avec une étrange terrasse oblique à bordure de pierres sculptées en forme de roues.

  • La porte du 25 est impressionnante avec ses deux battants, ses diables et ses heurtoirs.

  • Deux belles façades à balcons au 29 et 31, le 29 est surtout admirable avec sa couleur rose, sa porte travaillée, ses balcons ouvragés et son petit portrait au-dessus de l'imposte.

  • Un grand porche donne accès au passage de l'Argue.


Dédicace


  • Avant l'ouverture de la rue Centrale, deux rues étroites ont précédé la rue de Brest, la rue des Trois Carreaux et la rue Basse Grenette.

  • Le 8 juin 1943, la rue Centrale est devenue rue de Brest. Le maire Pierre Bertrand annonçait l'arrivée d'une délégation de Brest, ville filleule de Lyon, douloureusement éprouvée par la guerre, et l'organisation d'une fête en son honneur. Brest avait donné le nom de Lyon à l'une de ses rues.

  • Brest est une ville de 300 000 habitants dans le Finistère, c'est la ville de France la plus éloignée de Lyon.


Histoire


  • La partie nord est habitée depuis très loin dans le moyen âge, il existait déjà une rue. Le sud, habité de façon moins ancienne a été entièrement remodelé.

  • Le 27 mai 1793, la municipalité a instauré une contribution pour le financement d’un corps expéditionnaire de Lyonnais vers la Vendée. Les citoyens Belouse ont été requis sous 24 heures de verser 60000 livres. Le même jour, l’un des frères Belouse, rue des Trois Carreaux était réquisitionné pour faire partie du contingent.

  • La rue Centrale a été la première ouverte de façon autoritaire suite à la loi de 1841 autorisant l’expropriation pendant la monarchie de juillet. Cette technique a ensuite servi de modèle aux travaux des rues Herriot et de la République. Elle a été rapidement construite et est restée semblable depuis, le coté ouest entre Saint Nizier et la rue Tupin témoigne de l'occupation des siècles précédents.

  • Elle a été percée en 1846 par la destruction de maisons, rue Ferrandière, Tupin, Thomassin.

  • En 1847, on a trouvé des inscriptions romaines en creusant des fondations rue Centrale à l’angle du passage de l’Argue.

  • Abraham Hirsch né en 1828, mort en 1913 y a vécu. Architecte, il a construit les facultés quai Claude Bernard et la synagogue du quai Tilsitt.

  • Au 14, rue Centrale, la maison Vabre et Hysta a commercialisé le bois sacré de l’Inde pendant quarante ans au début du 20e siècle. Ce bois dont cette maison avait l’exclusivité pour l’Europe apportait chance, amour, succès et santé.


Art et associations


  • Un club de Karaté et sports de combats avec Damien Dovy, champion du monde de la spécialité.

  • Les écrivains écoulent leur production à la librairie des passages.

  • Les autres sont musique mode d'emploi, un club de loisirs et The Guests, au 38, une association de danse.


Commerces et services


  • C'est une importante rue commerçante, tous les pas de portes sont occupés, lors de ma visite, plusieurs étaient en travaux, en train de changer de mains.

  • Les magasins de vêtements sont en majorité, une quarantaine, plus cinq magasins de chaussures, trois de sacs, un de laine, un de soierie, un de photos, un institut de beauté, quatre bijouteries. Le fourreur Anaf.

  • C'est aussi un petit pôle de magasins de vaisselle avec quatre boutiques.

  • Quinze professions médicales, trois kiné, une pharmacie.

  • Une alimentation, une boulangerie, une pâtisserie, un vendeur de miel.

  • Une banque, un vendeur de téléphone, un de journaux, un de clés et talons, un de café, un d'encre et sept sociétés.




Octobre 2006

Site de la librairie Passages

 














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